Transcription de l'entrevue avec Minister Diop en français
Je m’appelle Mme Thérèse Coumba Diop. Je suis Ministre de la Santé, de la Prévention et de l’Hygiène Publique depuis deux mois. Je suis ingénieur des transports, spécialisée dans la logistique. Donc, j’ai été successivement Chef du service des transports routiers, dans la région de Thiès. J’ai été également ingénieur chargée d’études au Conseil Sénégalais des Chargeurs. J’ai eu à diriger le Centre Trainmar de Dakar. Trainmar vient de l’anglais « Training in the maritime field » (Formation dans le domaine des transports maritimes et des ports).
Donc ce centre a délocalisé des Masters d’universités françaises au Sénégal, donnant ainsi la possibilité aux Sénégalais, aux ingénieurs et aux chefs d’entreprises sénégalais, de rester au Sénégal tout en ayant le diplôme « Master en management logistique et ingénierie des transports » ou le « Diplôme en commerce international ». Donc, c’est une délocalisation du diplôme français au Sénégal, surtout au niveau de la logistique.
Je suis également titulaire d’un MBA en management et d’un Master en logistique, spécialisé au niveau de l’Université de Toulouse en systèmes d’emploi.
- [Question en anglais de l’interviewer]
Interprète : Vous venez donc de commencer vos nouvelles fonctions ; quelles ont été vos premières impressions quand vous avez commencé?
Mme Diop : J’ai observé de nombreux défis à relever. Je me suis rendue compte au niveau du Ministère de la Santé qu’il y avait des difficultés concernant surtout le personnel. Nous avons donc un déficit en personnel. J’ai constaté également qu’il faut relever les défis et atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement concernant surtout la réduction du taux de mortalité maternelle et infantile. Et comme nous l’a demandé le Président de la République, qui a une vision proactive sur la Santé, qui insiste beaucoup sur la prévention, nous devons prendre les devants et mener une politique de prévention.
Le Président a également mis sur pied des idées novatrices en matière de santé, surtout avec nos concepts de « médecins sans blouses » et le concept de « Badiénou gokh ».
Nous n’attendons pas que les personnes viennent vers les centres de santé, mais ce sont les médecins qui vont directement vers les populations pour donner des conseils. C’est surtout l’aspect prévention.
[Question en anglais de l’interviewer]
Interprète : Puisque vous avez mentionné tantôt le problème du personnel et de la mortalité maternelle, est-ce que vous avez pensé à des stratégies pour faire face à ce déficit de personnel et en rapport à la mortalité maternelle? Avez-vous des stratégies pour résoudre ces problèmes?
Mme Diop : Nous pensons à doter les structures de santé en personnel d’une haute technicité, pour apprendre tous les besoins des populations. Également relever le plateau technique au niveau de la structure de santé, ce qui va diminuer largement le taux de mortalité maternelle et infantile.
[Question en anglais de l’interviewer]
Interprète : Dans le cas de l’ILM, comment pensez-vous que l’ILM peut aider le Ministère, dans quels domaines?
Mme Diop : Nous voudrions qu’ILM nous aide surtout dans le domaine du renforcement des capacités au niveau du personnel du Ministère de la Santé. En nous appuyant également s’il y a des possibilités d’offrir des bourses pour le personnel, pour qu’il puisse se perfectionner. En même temps, également voir les programmes qu’ils peuvent appuyer, ce qui peut vraiment diminuer le taux de mortalité comme je l’ai dit tout à l’heure. Surtout le renforcement des capacités et le leadership. Comment appuyer les managers au niveau du management et surtout du leadership.
